Histoire
de la Soul Latino
Source : Wikipédia
Le terme soul apparaît pour la première fois dans les titres des premiers albums de Ray Charles: Soul Brothers en 1958 et Soul Meeting en 1961. Le développement de la musique soul a été stimulé par deux tendances principales : l'urbanisation du rhythm and blues et la sécularisation du gospel. C'est Ray Charles qui mélangea sa passion pour le gospel avec les rythmes saccadés du rhythm and blues pour donner naissance au soul. On retrouve donc dans le soul une partie de l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes, souvent à forte connotation sexuelle. Le soul puise ses racines dans le jazz, le gospel et le negro spiritual. La jeunesse noire l'a utilisé comme un mouvement contestataire pour réagir face à la communauté blanche.
À la fin des années 1950, la volonté de proposer au public blanc des artistes noirs originaux conduit plusieurs labels à rechercher des versions commercialisables de la musique noire. Les deux labels les plus influents sont alors Stax (près de Memphis) et la Tamla Motown à Détroit. On les oppose souvent et l’on parle alors de southern soul (Stax) plus proche des racines (soul rapide et incisif) et de northern soul, plus dansante et plus influencée par la pop. De même en termes de management, Motown (dont le slogan "la musique de la jeune Amérique" épouse les volontés d'émancipation de l'époque) est le premier label fondé et dirigé par un noir américain, le redoutable Berry Gordy. À l'inverse Stax est fondé par un blanc Jim Stewart, et nombre de ses plus fameux musiciens de séance sont blancs eux aussi (Steve Cropper, Donald "Duck" Dunn, Tom Dowd...).
Le soul explose véritablement dans les années 1960. Alors que dans un style plus classique s'impose le son du studio Muscle Shoals de Dan Penn et Spooner Oldham (Aretha Franklin, Etta James, Wilson Pickett...), James Brown (« The Godfather of Soul ») et Curtis Mayfield introduisent des rythmes plus syncopés et donnent alors une nouvelle orientation à cette musique. C'est la création du funk, un style inséparable du soul, qui atteindra son apogée dans les années 1970-1980 avec des groupes comme The JB's (les musiciens de James Brown), Sly and the Family Stone, Tower of Power, suivis par Bootsy Collins et George Clinton avec leurs formations déjantées (Parliament et Funkadelic : le P-Funk ! Un son beaucoup plus axé sur les basses et les "beats" : les prémisses du nu soul ?).
En 1966, les latinos de New York inventent la latin soul, également appelée boogaloo.
Durant les années 1970, de très bons disques sont produits et deviendront des classiques du genre (notamment le fameux What’s going on de Marvin Gaye et Songs In The Key Of Life de Stevie Wonder), mais le soul décline dans la seconde partie de la décennie, les ventes de disque étant alors dominées par le disco.
À la fin des années 1970 et au début des années 1980, de nouveaux artistes renouvellent le genre, à l'image de Michael Jackson avec Off the Wall, Barry White ou Luther Vandross. Ils popularisent définitivement le soul.
Un peu plus tard, le rap en samplant allègrement les standards des années 1960 et 70 contribuera à une nouvelle popularité de la musique soul. Certains groupes iront plus loin et fusionneront soul et rap pour donner naissance au new jack swing, devenu R&B/Hip-Hop, puis enfin au nu soul dans la seconde partie des années 1990 (fusion d'instrumentations organiques mais typées hip-hop et de textes et vocalises toujours dans l'esprit soul). D'Angelo, De La Soul, Erykah Badu, Maxwell et Omar, seraient à l'origine de ce mouvement.
Très écoutée en Jamaïque, elle influence beaucoup le rocksteady et le reggae qui sont des formes caribéennes de la musique soul.


